Podcast Le prix des appareils augmente. Voici comment faire un renouvellement sans dépasser votre budget

Les prix grimpent et la mémoire vive (RAM) se fait rare — mais les achats impulsifs ne sont pas la solution. Découvrez comment utiliser les données, la cartographie des profils d’utilisateurs et une stratégie de renouvellement basée sur les besoins pour protéger à la fois votre budget et votre main-d’œuvre.

Si vous êtes responsable des budgets TI, de l’approvisionnement en appareils ou de l’expérience des utilisateurs, vous avez vu les manchettes : les prix de la mémoire vive atteignent des sommets, les fabricants d’équipement d’origine (OEM) annoncent des hausses de coûts, et certains analystes prévoient une inflation pouvant atteindre 30 % ou plus sur les appareils. Il est normal que les chefs de la direction financière (CFO) et les responsables TI ressentent de la pression.

Dans cet épisode, l’animatrice Jillian Viner s’entretient avec Ian Murray, qui conseille chaque jour des dirigeant·e·s TI sur leur stratégie en matière d’appareils, pour expliquer ce qui se passe réellement — et quoi faire. Ian explique comment les fabricants de mémoire vive réorientent leur capacité vers les centres de données d’IA, plus rentables, et pourquoi cela fait grimper les coûts des composants pour PC, sans qu’on voie clairement la fin de cette tendance.

Mais le véritable enjeu n’est pas la pénurie elle-même mais plutôt l’occasion de repenser la gestion de votre parc d’appareils. Ian présente un argument convaincant : les PC modernes, qui n’ont pas de pièces mobiles à l’exception du ventilateur, peuvent bien fonctionner pendant quatre à cinq ans. Cela signifie que l’ancien cycle de renouvellement fixe de trois ans pourrait faire dépenser inutilement de l’argent aux organisations.

Ian présente le programme Flex pour les appareils d’Insight, qui s’appuie sur la télémétrie des appareils — état de la batterie, utilisation du processeur, consommation de mémoire vive — pour passer d’un renouvellement basé sur le temps à un renouvellement basé sur les besoins. Il explique aussi la cartographie des profils (persona mapping) : associer les bonnes caractéristiques techniques au bon rôle afin d’éviter d’acheter du matériel de type station de travail pour une personne qui utilise principalement le courriel et PowerPoint.

Vous entendrez également des stratégies concrètes pour prolonger la durée de vie de votre parc, comme le reformatage d’appareils plus anciens pour des utilisatrices et utilisateurs dont les besoins sont moins élevés, la réaffectation interne de matériel (cascading) et la fixation dès maintenant des prix sur les appareils dont vous savez que vous aurez besoin au cours des 12 prochains mois. Ian répond directement à la question de la sécurité : l’âge d’un appareil ne le rend pas vulnérable en soi — ce qui compte, c’est l’utilisation de systèmes d’exploitation et de correctifs à jour.

Enfin, Ian se penche sur les environnements mixtes PC et Mac, en soulignant que le coût total de possession d’Apple peut être compétitif grâce à une valeur résiduelle plus élevée — et qu’Apple a, jusqu’à maintenant, intégré les hausses de coût de la mémoire dans les nouveaux lancements de produits plutôt que d’augmenter directement les prix.

Si vous avez besoin d’une stratégie lucide pour gérer vos dépenses en appareils au cours des 12 à 24 prochains mois, cet épisode est pour vous.

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«

Je pense que ce que nous considérions autrefois comme un cycle de renouvellement de trois ans pour les PC est probablement dépassé. Quatre ans, quatre ans et demi, voire cinq ans comme cycle de renouvellement planifié, c’est parfaitement normal et acceptable. »

— Ian Murray, Directeur, Stratégie du cycle de vie des appareils, Insight

Le prix des appareils augmente. Voici comment renouveler vos appareils sans dépasser votre budget.

Ian Murray :

Je pense que ce qu’on considérait autrefois comme un cycle de renouvellement de trois ans pour les ordinateurs est probablement dépassé aujourd’hui. Je crois qu’un cycle de renouvellement planifié de quatre ans, quatre ans et demi, voire cinq ans, est tout à fait normal et acceptable. Certains clients à qui je parle ont un cycle de renouvellement planifié de six ou sept ans. C’est trop long, n’est-ce pas? C’est vraiment trop long. Après six ou sept ans, les appareils commencent à se dégrader.

Jillian Viner :

Bienvenue à Insight on. Je suis votre animatrice, Jillian Viner, et si vous prenez des décisions technologiques qui ont une incidence sur les personnes, les budgets ou les résultats, vous êtes au bon endroit. Avant de plonger dans l’épisode d’aujourd’hui, voici quelques points d’ordre pratique. Comme vous le savez, la technologie évolue rapidement. Alors, pour vous assurer d’obtenir les renseignements pertinents au bon moment, nous publierons un nouvel épisode chaque mercredi. Nous vous réservons d’excellentes conversations, dont une avec Ethan Mollick, sommité de la réflexion en matière d’IA. Nous reviendrons sur ce que cela signifie pour les organisations qui composent encore avec la question de VMware, et nous discuterons avec des dirigeants qui ont vécu des parcours d’adoption de l’IA, des projets de modernisation de centres de données, des migrations vers l’infonuagique et la création d’une usine d’IA : une foule de perspectives éclairantes de dirigeants d’entreprises variées. De plus, si vous appréciez l’émission jusqu’à maintenant, songez à nous accorder une note de cinq étoiles et à nous faire connaître à votre réseau.

Jillian :

Cela nous aide vraiment à faire rayonner la conversation. Bon, plongeons dans l’épisode d’aujourd’hui. Vous avez vu les manchettes. Elles ont probablement défilé dans vos fils d’actualité : une grave pénurie de mémoire frappe le marché des appareils. Les fabricants d’équipement d’origine (OEM) font déjà preuve de beaucoup de transparence et préviennent leurs clients des hausses de prix à venir, alors que certains experts prévoient une inflation de 30 % du prix des appareils cette année seulement. Cela provoque de nombreux achats de panique sur le marché de consommation et touche évidemment aussi les entreprises. Nous nous sommes donc entretenus avec Ian Murray. Ian discute chaque semaine avec des responsables des TI pour les aider à élaborer une stratégie d’appareils vraiment judicieuse. Il nous donnera des conseils très concrets sur ce que vous pouvez faire dès maintenant pour éviter de trop dépenser ou de vous retrouver coincés sans appareils. Allons-y.

Intervenants multiples :

L’un des plus grands goulots d’étranglement en ce moment est en fait une pénurie de mémoire.

Intervenant 4:

Un nouveau problème, la mémoire.

Intervenant 5:

L’entraînement des modèles d’IA repose sur la mémoire, sur le stockage en mémoire, et cela devient une contrainte majeure.

Intervenant 6:

Comme vous le savez, le prix des barrettes de mémoire vive monte en flèche parce qu’il y a une pénurie, parce que chaque centre de données d’IA réclame toute la mémoire disponible.

Intervenant 7:

Nous pourrions être en pénurie de mémoire vive jusqu’au quatrième trimestre de 2027.

Intervenant 8:

Tout le monde adore l’IA générative. Les centres de données d’IA engloutissent tout l’approvisionnement en mémoire.

Intervenant 9:

Le prix ne peut aller nulle part ailleurs qu’à la hausse.

Jillian :

Ian, mets-nous au parfum. Que se passe-t-il?

Ian :

Je pense que ce que nous observons vraiment, c’est, évidemment, une course au profit de la part des fabricants de mémoire vive.

Jillian :

Oh, c’est très intéressant que tu soulèves déjà ce point. D’accord.

Ian :

Bon, en matière d’offre et de demande, les portables sont une vieille histoire, non? Il n’y a rien de nouveau dans la fourniture de composants pour un appareil pratique, et c’est ce qu’est un ordinateur personnel. Nous sommes donc dans une course vers le bas au chapitre des prix. Pendant ce temps, nos factures d’électricité augmentent en raison de tous les centres de données qui se construisent dans la région, et tout le monde saute dans le train pour devenir l’infrastructure qui soutient les centres de données exécutant d’énormes charges d’IA. Il y a donc plus de profits à y faire. C’est un marché en pleine explosion. Beaucoup de demande. Par conséquent, avec une capacité de fabrication limitée, ces entreprises se disent : « Autant fabriquer la mémoire vive pour l’IA et laisser la mémoire vive pour ordinateurs personnels de côté. » La marge y est moindre, malgré toute la technologie, et je pense que c’est ce que nous observons. Et, par conséquent, le peu de mémoire vive qui reste voit tout simplement son prix grimper. Je pense donc que nous continuerons de voir cela tant que l’attention restera constamment rivée sur la croissance explosive de l’IA.

Jillian :

Donc, les entreprises priorisent assurément la mémoire pour l’IA. Absolument. Bon. La prochaine question qui s’impose : combien de temps pensons-nous que cela va durer ? Les manchettes crient à l’urgence, mais si vous êtes sur Reddit ou d’autres fils de discussion, vous remarquerez un courant de scepticisme, et tu viens même de l’admettre en quelque sorte. Qu’il y a peut-être un peu d’exagération ici ! Ma question est donc la suivante : s’agit-il vraiment d’une crise de la mémoire vive, ou cette pénurie est-elle exagérée, peut-être au profit financier de certaines entreprises?

Ian :

Je ne pense pas que la pénurie en soi soit exagérée. Ma réflexion porte plutôt sur la durée réelle de la demande. Parce qu’il y a d’autres entreprises qui procèdent au changement de priorité de leurs capacités de fabrication. Il y a donc une demande énorme. Je veux dire, la demande est absolument énorme. Quand la bulle de l’IA éclatera-t-elle? Je crois que c’est vraiment la question sous-jacente. Je pense que bien des gens font preuve d’opportunisme, qu’ils en profitent pendant que le soleil brille et qu’ils répondent à cette demande. Il y a aussi beaucoup d’investissements croisés, n’est-ce pas ? Entre Meta qui achète des actions d’Oracle et Oracle qui achète du Nvidia. C’est plutôt circulaire quant à savoir qui finance quoi. Je pense donc que nous voyons beaucoup de cela. Je crois qu’une partie de tout ceci s’inscrit dans un cycle d’engouement entourant des hausses de prix artificielles, et je pense que tout le monde fait preuve d’un peu d’opportunisme, mais les pénuries sont bien réelles. Nous nous attendons — les analystes disent que nous devrions constater des hausses de prix des ordinateurs personnels au moins jusqu’en 2027, voire en 2028. Si la bulle de l’IA éclate avant cela, nous aurons tout un autre lot de problèmes. Mais, vous savez, je ne sais pas quand la stabilisation risque de survenir. Je crois vraiment que les prix gonflés de la mémoire vive, surtout celle des ordinateurs personnels, sont là pour rester dans un avenir prévisible.

Jillian :

Est-ce que vous pensez que cela pourrait être la nouvelle normalité ?

Ian :

De la même façon que les fabricants font preuve d’opportunisme en courant après les besoins en mémoire vive de l’IA et des centres de données. S’il y a de l’argent à faire dans les ordinateurs personnels, quand cette priorité changera-t-elle ? Effectivement. Alors, je ne sais pas si c’est la nouvelle normalité, mais c’est certainement là pour les 12, 18 ou 24 prochains mois.

Jillian :

Tu ne cesses de le répéter… on dirait que, pour toi, il ne s’agit pas de savoir si la bulle éclatera, mais quand ? N’est-ce pas?

Ian :

Ça, c’est le sujet d’un tout autre balado.

Jillian :

C’est vrai. C’est vrai. Mettons-nous à la place de certains de ces dirigeants d’entreprise, parce qu’ils subissent beaucoup de pressions depuis quelques années, n’est-ce pas? Entre la pression d’investir dans l’IA et maintenant, ce message de renouveler les appareils avant que les prix ne s’envolent. Je pense qu’il y a beaucoup de cadres, probablement beaucoup de chefs des finances, qui sont épuisés et qui ressentent vraiment la pression. Lorsque tu discutes avec des dirigeants d’entreprises de toutes tailles partout dans le monde, comment les fais-tu redescendre de cette corniche financière, si l’on peut dire?

Ian :

Eh bien, je pense qu’un certain nombre de choses se sont produites. D’accord. Avec certains des changements relativement récents dans la façon dont les ordinateurs sont construits, il n’y a en fait plus de pièces mobiles à l’intérieur d’un portable moderne. Il y a un ventilateur. C’est la seule pièce mobile, alors qu’auparavant plusieurs pièces de l’appareil bougeaient et qu’il y avait des défaillances mécaniques à l’intérieur. On avait donc une obsolescence intégrée liée à la puissance de traitement, à la mémoire vive, à la puissance de calcul que l’ordinateur pouvait fournir. Et cela exigeait un renouvellement accéléré, n’est-ce pas ? Les charges de travail devenaient plus exigeantes. Il n’y avait pas assez d’infrastructure ou de puissance dans les appareils, et ainsi de suite. Il fallait donc renouveler le parc d’ordinateurs. J’estime qu’il y a beaucoup de capacité excédentaire dans un ordinateur moderne. Tant que vous utilisez un processeur i5 ou i7 avec 16 Go de mémoire vive,

Ian :

Dans un portable ou un appareil informatique d’utilisateur final, ça ira probablement pendant un bon moment. Et il y a très peu de défaillances mécaniques dans ces appareils aujourd’hui. Bref, je pense que ce qu’on considérait autrefois comme un cycle de renouvellement de trois ans pour les ordinateurs est probablement dépassé. Je crois qu’un cycle de renouvellement planifié de quatre ans, quatre ans et demi, voire cinq ans, est tout à fait normal et acceptable. Certains clients à qui j’ai parlé ont un cycle de renouvellement planifié de six ou sept ans. C’est trop long. N’est-ce pas ? C’est vraiment trop long. Après six ou sept ans, les appareils commencent à se dégrader. Mais quatre ans et demi ou cinq ans, c’est probablement le nouveau seuil acceptable pour l’employé moyen. Si vous travaillez en développement TI, si vous travaillez en design, oui, c’est trop long pour ce type d’utilisateur. Mais pour la personne moyenne, comme vous et moi, on rédige des courriels, on navigue, on crée des diapositives PowerPoint.

Jillian :

Nous créons des tableaux. Mon appareil peut facilement faire 200 000 kilomètres, pas les 100 000 kilomètres habituels.

Ian :

Exactement. Oui, exactement. On s’en tire très bien avec une Civic, n’est-ce pas? Ou une Camry. Effectivement. Les conducteurs de Corvette, eux, pas tellement. Ils auront besoin d’un peu plus d’attention et d’entretien. Alors, je pense vraiment qu’en examinant le cycle de vie global, en tirant le maximum des actifs déjà en place… c’est un peu comme la COVID, non? Si vous vous souvenez des débuts de la pandémie, tout à coup, nous avons mobilisé l’ensemble du personnel pour qu’il travaille de la maison. Il était impossible d’acheter un ordinateur à ce moment-là. Oui. Ni aucun appareil électronique. Puis nous avons fait face à tous les problèmes de chaîne d’approvisionnement liés au transport et à tout ce qui venait avec. La situation semble similaire. La rareté s’accentue. Ce que vous pouvez obtenir coûtera plus cher. Une partie de ce que nous faisons avec notre programme Flex pour les appareils consiste donc à aider les clients à effectuer non pas un renouvellement fondé sur le calendrier, mais un renouvellement fondé sur les besoins, à l’aide de données recueillies auprès des machines, afin d’aider les organisations à vraiment planifier ce qu’elles peuvent conserver, ce qu’elles peuvent redistribuer ailleurs dans l’organisation et ce qui doit véritablement être renouvelé, pour qu’elles puissent mieux planifier et gérer plus efficacement leurs politiques d’acquisition et de conservation d’appareils.

Jillian :

Donc, tu dis qu’on ne se contente pas de regarder : « Ah, Jillian a un appareil de quatre ans, il est temps de le renouveler. » On peut réellement examiner les diagnostics et dire : « En fait, c’est une utilisatrice plutôt légère, elle n’appuie pas trop fort sur les freins. On peut prolonger un peu.

Ian :

Absolument. Effectivement. Absolument. Et peut-être même que, si ton ordinateur ne répond plus à tes besoins, ton ancien ordinateur me conviendrait parfaitement comme utilisateur : tu en reçois un neuf, et je peux peut-être tirer 12 mois de plus du tien. J’aime ce plan. Alors, redistribuons-le ailleurs dans l’organisation. D’accord.

Jillian :

Bon. Pour ceux qui reconnaissent qu’ils doivent agir, le moment choisi est une grande question, non? Chaque chef des finances soupèse s’il doit acheter maintenant ou attendre que ça passe. On dirait que tu dis qu’il n’y a pas moyen d’attendre que ça passe. Cela va probablement durer longtemps. Effectivement. Tu as mentionné Flex pour les appareils. Quelles sont les stratégies d’approvisionnement qui fonctionnent réellement dans ce contexte? Peut-être certaines leçons tirées de la COVID : qu’est-ce qui s’applique encore, et quelle nouvelle stratégie les équipes doivent-elles envisager aujourd’hui?

Ian :

Oui, c’est intéressant. Je discutais avec un nouveau client qui amorçait justement la démarche Flex pour les appareils à la fin de l’an dernier — c’était peut-être au troisième trimestre — et à ce moment-là, nous n’avions pas vraiment entendu parler de ces hausses de prix sur les appareils. Nous parlions des avantages de pérenniser les achats en spécifiant 32 Go de mémoire vive comme norme dans la configuration des ordinateurs, en prévoyant ainsi conserver l’appareil pendant cinq ou six ans. Et bien sûr, aujourd’hui, une machine dotée de 32 Go de mémoire vive coûte beaucoup plus cher, alors il faut peut-être revoir une partie de cette stratégie. Je pense donc que le dimensionnement adéquat, la cartographie fondée sur les personas, l’achat des bons appareils en fonction des charges de travail que nous anticipons pour les utilisateurs doivent faire partie d’une stratégie d’achat. Ensuite, il faut examiner l’état de santé et la performance réels des appareils.

Ian :

Établir ce dosage entre conservation et renouvellement. Mais pour revenir à la première partie de ta question, tous les fabricants d’origine (OEM) affirment que les prix vont augmenter au fil de l’année. Je pense donc que tout dépend de la clarté de votre boule de cristal. Personnellement, si c’était mon budget, je prévoirais au moins acheter le matériel disponible aux prix d’aujourd’hui et verrouiller ces prix. Simplement pour la certitude, pour avoir la certitude à l’égard de ce que je sais devoir déployer au cours des 6 à 12 prochains mois.

Jillian :

Y a-t-il, je ne sais pas, une façon financièrement avisée de faire cela, autre que d’acheter un tas d’appareils et de les entreposer jusqu’à ce qu’on en ait besoin?

Ian :

Oui, je veux dire, la gestion des appareils mobiles (MDM)… si vous utilisez Intune ou une autre forme de MDM

Jillian :

Que signifie MDM?

Ian :

La plateforme de gestion des appareils. D’accord. Donc Intune, Jamf ou même SCCM : on peut obtenir des données de télémétrie sur la performance. Nous nous sommes associés à une plateforme DEX, une plateforme d’expérience numérique des employés, qui repose sur un agent déployé sur le poste de travail et qui fournit des analyses beaucoup plus approfondies sur l’état de santé et la performance de tous les appareils Windows et Mac de l’environnement. Nous pouvons donc aider à la cartographie des personas pour le dimensionnement adéquat des appareils, en plus d’obtenir la télémétrie de chaque appareil : quelle est sa performance? Quel est son état de santé? Combien de cycles de batterie a-t-il subis? Quelle est la consommation moyenne du processeur et de la mémoire vive, ainsi que du processeur graphique? Vraiment pour obtenir des données permettant de prendre cette décision, plutôt que de simplement dire : « Bon, ça fait quatre ans, il est temps d’aller acheter de nouveaux appareils. »

Jillian :

Tu ne cesses de parler de cartographie des personas. Est-ce une stratégie que beaucoup d’entreprises appliquent aujourd’hui, ou est-ce plutôt une occasion manquée?

Ian :

Je pense que c’est un parcours dans lequel beaucoup de clients tentent de s’engager. Ce que nous avons vraiment observé, c’est que certaines entreprises disent : « Oui, nous avons 42 personas différents dans notre environnement. » D’autres disent : « Oui, nous voulons vraiment commencer à envisager différents appareils pour différents types de personas. » Il y a un juste équilibre là-dedans. Il se situe probablement entre 10 et 15 personas différents, selon le type de client, qu’il s’agisse de fabrication ou plutôt d’ingénierie des données. Mais je pense que beaucoup de gens s’intéressent à la cartographie des personas; je ne crois pas que beaucoup le fassent vraiment bien aujourd’hui.

Jillian :

Pourquoi ? Quel est l’avantage, et comment s’y prend-on mal ? L’accès aux données, l’accès au fait de savoir qui sont vos utilisateurs et comment ils…

Ian :

Savoir qui sont vos utilisateurs, savoir quels appareils vous possédez. Certains clients ont simplement une approche du type : « Nous n’achetons que ce type d’appareil, tout le monde reçoit la même chose », sauf pour un groupe spécialisé. D’autres clients sont plutôt du genre : « Ayons un catalogue, offrons un choix aux employés entre PC et Mac. » Je pense donc que, jusqu’à maintenant, il y a eu un mélange de clients qui ont vraiment adopté l’idée qu’un seul outil ne convient pas à tout le monde. Et je crois que beaucoup plus d’organisations commencent réellement à s’attarder au dimensionnement adéquat de l’appareil en fonction de la charge de travail et du rôle.

Jillian :

D’accord. Approfondissons un peu cette stratégie. Quelle est la meilleure approche pour éviter les achats de panique en ce moment et s’assurer de faire des investissements judicieux?

Ian :

Il s’agit d’utiliser les données pour prendre cette décision éclairée. Il s’agit vraiment de s’éloigner d’un renouvellement fondé sur le calendrier — c’est-à-dire qu’un certain nombre d’années se sont écoulées, donc il est temps d’acheter du nouveau matériel — de recueillir des données et de s’assurer d’acheter en fonction des besoins. Et quand je parle d’acheter et de renouveler les appareils en fonction des besoins, je ne dis pas d’attendre que l’appareil tombe en panne. Effectivement. N’est-ce pas? C’est une expérience utilisateur épouvantable. Vous allez contrarier beaucoup d’employés si la seule façon d’obtenir un nouveau portable est que l’ancien ne s’allume plus. C’est terrible. Il s’agit donc d’intégrer une certaine anticipation, une prévision des défaillances, et d’élaborer une stratégie qui, sans trop compromettre l’expérience utilisateur, permet de dépenser judicieusement les fonds d’immobilisation.

Jillian :

Y a-t-il un moyen de prolonger la durée de vie de mon parc actuel?

Ian :

Oui. Absolument. Deux idées me viennent à l’esprit à ce sujet. La première : gardez-les tout simplement plus longtemps, non? D’accord.

Jillian :

Assez évident. S’il ralentit, on peut peut-être voir…

Ian :

Et c’est justement ça, non ? Effectivement. Alors, encore une fois, en utilisant les données, déterminez : ralentit-il? A-t-il une incidence sur l’expérience utilisateur qui la fait descendre sous le seuil acceptable? N’est-ce pas?

Jillian :

D’accord. Et pendant ce temps, la productivité est-elle vraiment différente?

Ian :

La productivité est-elle touchée, ou est-elle adéquate? Est-elle correcte? Il s’agit de conserver les appareils sans nuire à la productivité des employés ni trop dégrader l’expérience utilisateur. Il s’agit aussi de profiter des offres spéciales et des aubaines qui pourraient encore être offertes. Et ensuite, de voir s’il existe un moyen de redistribuer, au sein de l’organisation, les appareils que vous possédez déjà. Par exemple, si vous avez des appareils que vous renouvelleriez autrement, mais que vous prévoyez accueillir des stagiaires, alors…

Jillian :

Donner aux stagiaires les appareils de moindre qualité,

Ian :

Les plus lents… réinstallez l’image de l’appareil. Les ordinateurs Windows, en particulier, s’alourdissent avec les correctifs constants. N’est-ce pas? Alors, pouvoir retirer cet appareil à l’utilisateur, lui offrir un renouvellement, et réinstaller complètement l’image de l’appareil : vous en tirerez probablement 6 à 12 mois de plus. Et j’ai pris les stagiaires en exemple, et tu soulèves un bon point, parce que j’ai eu une conversation avec un client il y a à peine une semaine, j’ai dit la même chose, et il a eu ta réaction : non, les stagiaires reçoivent le meilleur équipement, parce qu’on veut les encourager à revenir après leurs études. Ah, bien pensé, mais ils utilisent vraiment ceci… oui, c’est attentionné, mais ça veut aussi dire que les stagiaires ont un meilleur équipement que les employés de longue date.

Jillian :

Bon. Nous ne donnerons pas de conseils stratégiques sur qui reçoit les machines les moins performantes. Mais il y a un autre risque dont je veux parler, outre la question du moment : évidemment, si vous risquez d’attendre, vous risquez potentiellement des prix plus élevés. N’est-ce pas? Mais l’autre risque d’attendre et de conserver ces appareils plus longtemps est celui qui empêche nos chefs de la sécurité de l’information de dormir : les risques de sécurité. Oui. Plus la machine est vieille, plus elle devient vulnérable. Comment répondez-vous à cette lacune?

Ian :

Eh bien, je pense que c’est vrai jusqu’à un certain point. Tant que ces appareils peuvent exécuter les versions actuelles des systèmes d’exploitation avec les plus récents correctifs logiciels et de sécurité appliqués, l’âge n’est pas nécessairement un facteur en matière de sécurité. Le point faible de la sécurité informatique des utilisateurs finaux, c’est toi et moi. N’est-ce pas? C’est l’utilisateur, plus que l’appareil. Alors, pour garder l’appareil sécurisé, assurez-vous évidemment que les utilisateurs emploient les VPN de façon appropriée, les mots de passe, l’authentification multifacteur, en protégeant autant que possible l’appareil. Et là encore, l’âge compte : vous ne voulez pas exécuter des versions de systèmes d’exploitation très mal corrigées, anciennes, obsolètes et non prises en charge. Mais honnêtement, l’âge à lui seul n’est probablement pas un facteur, tout cela étant pris en compte.

Jillian :

C’est un fait. Au-delà des appareils, y a-t-il d’autres répercussions de cette pénurie de mémoire que les dirigeants doivent surveiller?

Ian :

C’est une bonne question. En réalité, il s’agit simplement de faire preuve d’opportunisme lorsqu’il s’agit de repérer de bonnes aubaines et d’avoir un endroit où entreposer si vous achetez d’avance au rabais — ou à ce qui sera perçu comme un rabais à un moment donné dans l’avenir. Il faut alors s’associer à un partenaire comme Insight et avoir accès à des installations d’entreposage. Bien sûr. N’est-ce pas? Profitez de ces occasions d’achat judicieux. Il pourrait aussi y avoir des occasions de simplement faire des mises à niveau de composants, non? Si tout le reste dans le châssis est solide, il y a peut-être une occasion de faire une mise à niveau de la mémoire vive ou du processeur. Mais je ne vois pas cela comme étant particulièrement courant.

Jillian :

Disons que je suis une dirigeante d’entreprise et que j’entre dans ma prochaine réunion. Je dois défendre soit le report du renouvellement de nos appareils, soit l’obtention d’un budget pour effectuer ce renouvellement. Quel est le conseil le plus convaincant que tu peux me donner en vue de cette réunion, pour l’un ou l’autre des arguments? Ou peut-être, quels arguments entends-tu et avec lesquels dois-tu aider les clients à composer?

Ian :

Je pense qu’aborder cela comme un choix binaire — acheter maintenant ou ne pas acheter du tout — représente deux extrêmes. Je crois qu’il y a un terrain d’entente : être avisé quant aux appareils qui doivent être renouvelés, être avisés quant à ceux qui peuvent être conservés, puis acheter selon les besoins, ceux qui vous permettront de traverser les 12 à 18 prochains mois.

Jillian :

Donc, si vous constatez qu’un groupe aura vraiment besoin d’un renouvellement au cours des 12 à 18 prochains mois, vous devriez aller de l’avant et le prioriser dès maintenant.

Ian :

Je le ferais.

Jillian :

Y a-t-il un avantage à avoir un environnement mixte d’ordinateurs PC et Apple?

Ian :

Je suis un utilisateur Apple, alors je vais toujours répondre oui à cette question. Je suis utilisateur de Mac depuis environ 2015. Je n’ai jamais utilisé, ou à peine utilisé, Windows 10 ou Windows 11. Le choix de l’employé. Donc, du point de vue de la concurrence pour les talents, les jeunes travailleurs n’ont jamais utilisé d’ordinateur Windows. Ils ont grandi avec des iPad. Ils ont peut-être eu un Mac quand ils sont entrés au collège.

Jillian :

Tu veux dire la génération iPad?

Ian :

La génération iPad exactement. Exactement. On les voit partout. N’est-ce pas? Chaque fois qu’on va au restaurant, on voit les enfants rivés à un iPad.

Jillian :

Pour être juste, ce ne sont pas ces enfants-là qui se présentent pour le stage la semaine prochaine.

Ian :

Non en effet, mais ils le seront à l’avenir. Effectivement. Et bien que les jeunes qui entrent maintenant sur le marché du travail n’aient pas tout à fait vécu cela, ce n’est pas si différent. On a donc toute une génération qui n’a peut-être jamais utilisé de PC : ils sont passés de l’iPad à un Chromebook au secondaire, peut-être à un Mac au collège, et maintenant ils entrent sur le marché du travail. Alors, pour l’acquisition et la rétention des talents, je crois vraiment qu’un environnement mixte est important. Évidemment, les profils créatifs ont tendance à privilégier Apple. Le matériel et les systèmes associés conviennent davantage aux créateurs. Mais aussi — et Apple en parle très bien, évidemment — le coût total de possession réel : même si Apple a généralement un prix d’achat plus élevé, le coût total de possession sur toute la durée de vie est équivalent, voire inférieur, en raison des valeurs résiduelles élevées des produits Apple. Il pourrait en fait être inférieur à celui d’un PC. Généralement, chez les clients qui envisagent d’adopter ou qui commencent à adopter cet environnement mixte, une partie de leur réticence vient du fait qu’ils doivent requalifier l’équipe des TI pour prendre en charge à la fois l’environnement PC et l’environnement Mac.

Jillian :

Effectivement, mais pour ce qui est de la question de la mémoire vive…

Ian :

Eh bien, Apple n’a annoncé aucune hausse de prix liée aux pénuries de mémoire vive. D’accord. Pas encore. En effet, pas encore. Cependant, l’entreprise s’apprête à lancer une nouvelle gamme de modèles. Je pense donc que ce que nous verrons, c’est que toute hausse de prix sera intégrée discrètement au prix de lancement du nouveau matériel, ce qui est très astucieux, car cela leur permet de gagner du temps sans effrayer le marché. C’est intéressant. Ils ont aussi été la première entreprise à atteindre une valorisation de mille milliards de dollars. Ils ont donc les reins plutôt solides, mais je crois vraiment qu’ils vont refiler ces hausses du coût du matériel. Ce sera simplement un peu masqué par le lancement de cette nouvelle gamme de matériel.

Jillian :

Ian, merci beaucoup d’avoir expliqué tout cela. On dirait que, plutôt que de se lancer dans des achats de panique, comme le font peut-être beaucoup de consommateurs, les entreprises peuvent vraiment adopter une approche plus stratégique en s’appuyant sur les données, en travaillant avec un partenaire comme Insight pour bien comprendre leurs besoins en appareils, en priorisant la portion de leur parc qui nécessite un renouvellement immédiat et en faisant des choix judicieux pour l’avenir, peu importe la durée ou l’ampleur que prendra cette pénurie de mémoire vive.

Ian :

Et espérons que ce ne sera pas trop long et que nous reviendrons à la normale très bientôt.

Jillian :

Y a-t-il une nouvelle normalité? Je ne sais pas. Mais au moins, tu nous rassures sur la façon de traverser les 12 ou 18 prochains mois.

Ian :

Oui, ce n’est pas tout à fait la crise que certains pourraient craindre, je pense. Je crois vraiment que nous pouvons aborder cela avec sang-froid et stabilité. Effectivement. Et simplement agir intelligemment.

Jillian :

Cela dit, cette comparaison avec la COVID crée à mon avis une panique très tangible et à laquelle les gens s’identifient, parce que c’était il y a six ans, mais ce n’était vraiment pas si loin. N’est-ce pas? C’est donc très frais à la mémoire. Effectivement. Mais, encore une fois, tu nous as donné d’excellentes stratégies pour aller de l’avant, alors merci.

Ian :

Ça m’a fait plaisir. Merci de m’avoir reçu. Merci!

Intervenant 10 :

Merci d’avoir écouté cet épisode d’Insight On. Si la conversation d’aujourd’hui a fait naître une idée ou soulevé un défi auquel vous faites face, rendez-vous à insight.com. Vous y trouverez des ressources, des études de cas et des solutions concrètes pour vous aider à diriger avec clarté. Si cet épisode vous a été utile, abonnez-vous à Insight On, laissez un avis et partagez-le avec un collègue. C’est ainsi que nous faisons rayonner la conversation et que nous aidons un plus grand nombre de dirigeants à prendre de meilleures décisions technologiques. Découvrez-en plus à insight.com. Les points de vue et les opinions exprimés dans ce balado sont ceux de l’animatrice et des invités et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle d’Insight ou de ses sociétés affiliées. Ce contenu est fourni à titre informatif seulement et ne doit pas être considéré comme un avis professionnel ou juridique.

À propos de nos conférenciers

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Jillian Viner

Gestionnaire du marketing, Insight

Gestionnaire du marketing pour la campagne de marque d'Insight, Jillian est avant tout une créatrice de contenu polyvalente et une véritable championne de notre marque. Elle développe à la fois la stratégie et le message, s'appuyant sur 10 années d'expérience en marketing pour accroître la notoriété et l'affinité de la marque Insight, et la positionner comme un véritable chef de file d'opinion dans l'industrie.

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Ian Murray

Directeur des services techniques d’avant-vente, Insight

Ian est le responsable des services en milieu de travail chez Insight, soutenant les architectes de solutions et le marketing de produits. Il dirige une équipe chargée de répondre aux exigences des clients et d’intégrer leurs retours dans les offres de services Insight. Fort de ses 14 années d’expérience dans le développement de solutions et la direction d’équipes d’architecture de solutions pour des services de gestion de la mobilité, Ian dispose d’une expertise approfondie des besoins des utilisateurs finaux et des employés, acquise au sein de plusieurs organisations reconnues par Gartner.